Alors que le vieillissement de la population va entraîner une hausse de la dépendance, la question de la reconnaissance, sociale et financière, des aidants deviendra une problématique nationale. Unz aide aux aidants repose de plus en plus sur des dispositifs privés.

8,3 millions de Français ! C’est le nombre de personnes de plus de 16 ans qui aident de façon régulière ou à domicile un de leur proche, selon le rapport de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie de 2011. Et ce nombre devrait fortement augmenter, à horizon 2040, avec le vieillissement de la génération du babyboom. « Sauf si nous avons la chance de connaître une percée dans la recherche et le traitement de certaines maladies comme Alzeihmer, le nombre de personnes dépendantes va passer de 1,7 millions à 2,2 millions de personnes en 2040 », explique Frédéric Bizard, économiste de la santé, enseignant à Sciences Po Paris. Le besoin d’aidants sera donc forcément en croissance dans les années à venir. « Or, certains d’entre eux s’investissent au péril de leur santé, notamment  quand ils maintiennent leur proche dépendant à domicile », souligne Edouard Bidou, directeur de l’innovation et du développement du groupe de prévoyance Prévoir.

Un travail et une vraie valeur ajoutée

De manière très cynique, veiller sur cette population à risque permet aussi de s’assurer que la solidarité familiale puisse se poursuivre, allégeant d’autant la charge des instituts spécialisés et le budget de la sécurité sociale. « Si la collectivité devait prendre complétement le relais, il faudrait créer pas moins de 500 000 poste équivalent temps plein ! », explique Bérangère Davin, économiste de l’Inserm travaillant notamment sur l’aide formelle et informelle aux personnes âgées. En effet, selon les travaux de son équipe, l’aide informelle apportée aux personnes dépendantes de plus de 60 ans – soit un peu plus de la moitié des personnes dépendantes –  représente pars moins de 7,4 milliards d’euros par an, voire 11 milliards avec le temps de présence et de supervision.

 

 


 

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