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Après une carrière dans la sphère publique, elle a pris la tête de la filiale du groupe Malakoff-Médéric avec la même passion de la gestion d’actifs.

Si la finance n’était pas une vocation, elle a bel et bien été un coup de coeur pour Anne Courrier. «Dès ma première expérience, j’ai été mordue.»Pourtant, elle avait une tout autre idée de carrière quand elle intégra l’ESCP en 1983. «J’étais entrée dans cette école en ayant pour objectif de devenir chef d’agence de publicité, mais dès le premier cours de marketing, j’ai réalisé que ce n’était pas pour moi.»

Elle choisit alors la formation en gestion et économie des organisations publiques, option finance, réussit le concours de la Banque de France et débarque, en 1987, dans sa toute nouvelle salle des marchés, créée pour dynamiser le marché obligataire et les produits financiers élaborés comme les dérivés et les options.

La magie a alors opéré. À tel point qu’en 1995, elle renonce à une proposition de poste prestigieux en tant que cambiste et préfère rejoindre la société de gestion de la banque centrale. Elle y reste près de dix ans, et n’y apprend pas seulement la gestion d’actifs : «Mon manager m’a poussée à identifier les rapports de force au sein d’une entreprise et à les analyser.»

Forte de cette intelligence politique, elle décide de quitter le confort de l’emploi à vie de la Banque de France alors que celle-ci voit son rôle se restreindre. En effet, avec l’arrivée de l’euro et la décision de céder la clientèle de particuliers de la banque, les encours à gérer diminuent fortement.«En 2005, mon mari avait repéré une annonce pour un poste de directeur d’investissement chargé du suivi des mandats obligataires du Fonds de réserve pour les retraites. J’ai postulé, et tout s’est passé très vite.»

Elle est recrutée en quelques semaines. Par la suite, Anne Courrier ne perdra jamais cette rapidité. Elle est nommée responsable du département gestions d’actifs cotés, puis de la gestion déléguée. À ce poste, elle ne gère pas moins de 100 MdE d’encours publics destinés à être placés puis tirés à l’horizon des années 2020-2030, afin de pallier au mieux le déséquilibre du système des retraites attendu à cette période. En se positionnant du côté « client » de la gestion d’actifs, elle apprend alors comment communiquer avec ce dernier.


Lire l’article complet dans l’hebdomadaire L’Argus de l’Assurance du 6 juin 2014, également disponible en ligne.

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