Nous sommes de plus en plus nombreux sur Terre. Et des ingénieurs se creusent les méninges pour savoir comment gérer les mouvements de foule. Enquête sur tous ces parcours que nous empruntons régulièrement, pensés pour nous afin d’éviter le pire.

Quel sentiment de victoire quand vous trouvez un raccourci chez Ikea! Ou mieux encore, quand vous savez qu’aller à l’encontre des panneaux indicateurs de votre station de métro vous permettra de gagner une précieuse minute et d’éviter de piétiner parmi d’autres Parisiens en direction du bureau. «J’ai été plus malin que les autres», vous dites-vous. Et c’est vrai. Cette fois-ci. Mais le reste du temps, votre chemin a bel et bien été pensé pour vous.

Il a été pensé de manière à ce que la mécanique ne se grippe pas. Des ingénieurs travaillent ainsi sur des modélisations qui prédisent les mouvements de foule, pour éviter les réactions irrationnelles et dangereuses ou simplement nous faire gagner un temps précieux. Point de foule sentimentale donc, mais une efficacité redoutable.

Si le comportement de la foule a été défini très largement par Gustave Le Bon, dans son livre Psychologie des foules, dès 1895, c’est seulement en 1997 que la question a été étudié de manière pratique… en prévision de la Coupe du monde de football! L’Île-de-France modélise alors l’arrivé des amateurs de ballon rond afin d’anticiper au mieux l’événement.«Les études étaient très rares à l’époque, souligne Vladimir Koltchanov, alors consultant et actuellement directeur d’Anylogic, une société proposant un logiciel de modélisation des flux de piétons. Désormais, c’est devenu une pratique quotidienne!»

Sa société travaille ainsi directement et indirectement pour la Tour Eiffel et le Louvre. Par exemple, la place de la Vénus de Milo ne doit rien au hasard: elle a été choisie par modélisation du mouvement de la foule.

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