Malgré la baisse des taux, les conditions d’octroi dans le crédit immobilier se durcissent, obligeant les clients à revoir ou à abandonner leur projet. Découvrez les dernières pratiques du secteur.

Les banques rejettent même de très bons dossiers Certes, après une légère hausse durant le confinement, les taux d’inté rêt sont repartis à la baisse, et s’échelonnent de 1,30 à 1,40% sur vingt ans. «Les meilleurs dossiers pourront gagner jusqu’à 0,40 point supplémentaire et se faire financer à 0,90%», assure même Eric Debèse, de Made in Courtage. Mais ces con ditions ne sont plus réservées qu’à une poignée d’excellents profils: en CDI, avec plus de 100 000 euros de revenus annuels, et sans autre cré dit. Pour les autres, cela se corse, le taux global de refus avoisinant les 15%. «Certains emprunteurs gagnant très bien leur vie, jusqu’ici parfaitement finançables, mais ne respectant pas les critères du HCSF, se voient fermer la porte», assure Philippe Taboret. Bon à savoir : les banques peuvent déroger, à hauteur de 15% de leur production, aux préconisations de l’instance. Mais, selon notre enquête, elles n’usent de cette liberté qu’avec parcimonie, pour leurs propres clients visant une résidence principale. «Dans ces conditions, mieux vaut éviter d’acheter sans condition suspensive, pour garder la possibilité de se dédire du compromis, en cas de refus de prêt», alerte Maël Bernier, porte parole de Meilleurtaux.com.

Retrouvez l’intégralité du dossier dans le magazine CAPITAL de septembre 2020.

Retrouvez tous mes articles sur l’immobilier publiés sur Capital.