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S’agissant d’un enjeu critique pour le développement des entreprises, les pouvoirs publics, en France et en Europe, ont mis en place une série de mesures incitatives.

Financer la R&D des entreprises, leurs démarches pour se développer à l’international ou pour opérer leur transition numérique devient une question de compétitivité nationale. Depuis trois ans déjà, acteurs publics et établissements financiers privés œuvrent ensemble pour que le crédit bancaire alimente ces investissements immatériels. « Si le financement des actifs immobiliers et des équipements matériels pose globalement peu de problèmes, il convient d’être particulièrement vigilant sur l’investissement immatériel. » Cette phrase extraite du rapport d’activité 2016 de la médiation du crédit, publié le mois dernier, annonce la couleur.

Le financement de l’immatériel est à la peine, faute de sous-jacent pour rassurer les créanciers. L’actif financé (transition numérique, marketing, R&D, développement à l’international, big data…) ne constitue en effet pas une garantie en soi. Les banques n’ont que rarement prêté sur ce volet. « Cependant, la donne a changé : la transition numé- rique devient une étape essentielle pour la survie de nos petites sociétés, alerte Fabrice Pesin, le médiateur national du crédit. Financer ces investissements immatériels est une question cruciale pour créer les conditions de compétitivité de notre économie. » Si, faute de financement, ces entreprises ratent le coche, le risque est grand qu’elles se fassent doubler par une jeune entreprise étrangère plus agile dans le domaine du numérique. En bref : se faire « uberiser ».

Pour éviter ce genre de scénario, la question du financement de l’immatériel a donc été mise à l’ordre du jour du laboratoire de la Médiation du crédit pour la première fois en 2017. Il a aussi fait l’objet d’un rapport détaillé de la part du Conseil économique, social et environnemental (lire l’entretien page 32). A chaque fois, le rôle des crédits bancaires est signalé comme le point critique. Mais pourquoi recourir à la dette pour de l’immatériel ? Pour les start-up, une levée de fonds est accessible. Pour les grands groupes, les fonds propres sont largement suffisants. « Mais pour les PME et ETI, l’ouverture du capital est une option peu explorée et les capacités d’autofinancement peuvent être limitées », nuance Fabrice Pesin


Retrouver l’intégralité de l’article dans l’hebdo du 27 avril au 3 mai 2017 sur le site de Agefi.